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jeudi, 07 juillet 2005

Jean-Yves Mano : l'adjoint au (dé-)logement

Mauvaise nouvelle pour la Ferme Montsouris. En dépit des avertissements du Collectif de Port-Mahon et de la Ferme de Montsouris qui dénonçait récemment une enquête partielle et partiale, la préfecture de Paris vient de prendre jeudi 30 juin dernier un "arrêté d'insalubrité irrémédiable" à la demande des services de Jean-Yves Mano. Prenant effet immédiatement, les bâtiments sont désormais interdits à l'habitation et les 80 squatteurs (des familles, des enfants en bas âges...) qui vivent sur le site risquent désormais à tout moment une expulsion.

Cette manoeuvre de la Mairie de Paris qui vise à permettre dans un deuxième temps l'expropriation du promoteur en utilisant la loi Vivien. Objectif : faire de la promotion immobilière pour le compte de la Ville - mais construire très "noblement" de l'habitat social ou du logement pour les étudiants.

Hélas, cette tactique remet en question toutes les récentes victoires du Collectif et fait peser à nouveau de graves menaces sur le Monument historique sis au 26-30, rue de la Tombe-Issoire. En effet, la loi Vivien impose une opération d'urbanisme et non une restauration... Or, une telle opération imposerait des fondations modernes au sujet desquelles la justice a déjà tranché - en faveur du Collectif - puisqu'elles présenteraient un risque de "dénaturation définitive du Monument historique".

Dans sa rage de produire du chiffre en matière de logements sociaux, Jean-Yves Mano provoque donc une nouvelle crise et prend le risque d'ouvrir un nouveau front... Tout en fonçant dans une impasse.

Pourtant, le Collectif a jusqu'ici remporté toutes les batailles juridiques qu'il a engagées pour la sauvegarde du site. A bon entendeur.

Pierre

Plus d'info :
+ Notre récent entretien en trois volets avec Thomas Dufresne, Président du Collectif.
1 : Un constat d'insalubrité contestable.
2 : De nouvelles menaces sur le site.
3 : Un détournement de la loi.
+ Pour prendre un peu de recul, notre fil d'actu "Ferme Montsouris".
+ ...Le site officiel du Collectif.

Cyclisme à Paris...

...Parfois, on se sent compris.

Pierre

Plus d'info :
+ Notre fil d'actu "Propreté et environnement".
+ Notre fil d'actu "Circulation & Transports en commun".

Stationnement résidentiel ou stationnement abusif ?

206 euros de fourrière + 35 euros d’amende ! C’est donc le prix à payer pour avoir respecté les consignes du Maire et s’entasser tous les jours dans des transports en commun à la limite de leur capacité et du supportable en période de fortes chaleurs. C’est aussi le prix de mes vacances de cet été. C’est en tous cas la surprise qui m’attendait lorsque j’ai découvert que ma voiture avait été emmenée à la fourrière pour stationnement « abusif » (+ de sept jours consécutifs à la même place), quand loin de vouloir abuser, je pensais faire œuvre citoyenne en évitant de prendre mon véhicule pour mes trajets dans Paris la semaine, et en payant mon stationnement résidentiel.

206 euros de fourrière + 35 euros d’amende et presque une demi journée pour aller à la fourrière de la Courneuve ouverte entre 9h et 17h du lundi au vendredi. Demi journée qu’il n’est pas toujours aisé de prendre sur des journées de travail remplies.

206 euros de fourrière + 35 euros d’amende et l’obligation absurde de démarrer ma voiture, de faire plusieurs tours de quartier, bref de polluer un peu plus Paris pour la changer de place les week-ends où je ne l'utilise pas.

206 euros de fourrière + 35 euros d’amende et plus que tout le sentiment d’un délit de salle gueule : comme me l’on fait comprendre les employés de la fourrière, parce que ma voiture est vieille, elle est considérée comme une épave. Pourtant elle marche très bien et je l’utilise quasiment tous les week-ends pour sortir de Paris, mais il est vrai, elle n’est pas très récente et de petite taille.

Je trouvais et continue de trouver la politique en faveur des transports en commun et du stationnement résidentiel intelligente et pertinente, mais je regrette que d’autres règles la rendent incohérente.

J’ai beau essayer d’énumérer des solutions pour ne pas avoir à repayer une telle somme à l'avenir, car il m'arrivera encore de ne pas utiliser ma voiture un melheureux week end, aucune ne me semble satisfaisante :
- acheter ou louer un parking : c’est cher et il n’y en a pas
- aller au bureau en voiture : ça pollue
- me forcer à utiliser ma voiture tous les week-ends, ne jamais partir plus d’une semaine ou prendre un employé pour déplacer ma voiture régulièrement…
- vendre ma voiture et acheter un beau 4x4 tout neuf pour polluer encore un peu plus mais avoir une belle voiture qui ne fasse pas "épave" : pas les moyens… et encore moins depuis la fourrière.

En attendant j’ai le sentiment d’avoir jeté 206 euros, et certainement 35 euros de plus si je règle l’amende, par la fenêtre.

François