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mardi, 04 janvier 2005

26-30 rue de la Tombe-Issoire : nouveau nettoyage...

Nous venions à peine de poster cet article qu'un internaute nous prévenait d'une nouvelle intervention de la SOFERIM sur le site du 26-30 rue de la Tombe-Issoire, plus connu sous le nom de Ferme Montsouris et des Carrières de Port-Mahon (voir article ci-après).

Cette nouvelle intervention à coups de tracto-pelles a provoqué la colère du Maire du 14e, Pierre Castagnou, qui averti par les associations, s'est rendu sur les lieux et a demandé et obtenu l'arrêt immédiat des travaux engagés dans le cadre d'une opération d'archéologie préventive (sic. - pincez-moi, je rêve).

Les habitants et associations restent en alerte... Ah oui, j'oubliais : la SOFERIM vous souhaite une bonne année 2005...

Pierre

PS. Merci à Gwen de l'OCRA (Organisation pour la Connaissance et la Restauration d’Au-dessoubs-terre) qui nous a fait parvenir l'info.

Carrière de Port-Mahon et Ferme Montsouris : le promoteur nettoie la cour... à coups de pelleteuse !

Nous avons décidémment bien de la chance... La SOFERIM, promoteur aux petits oignons, a décidé mardi 28 décembre dernier - entre Noël et le jour de l'An on se sent toujours un peu désoeuvré - de faire du ménage dans la cour de la Ferme Montsouris où des restes de jardin partagé et quelques pauvres plantes vertes semblaient causer un bien grand trouble. Rappelons que le sol et le sous-sol de cette ferme sont classés aux monuments historiques puisqu'ils recèlent la fameuse Carrière médiévale du Chemin de Port-Mahon (ainsi qu'un aqueduc gallo-romain...).

C'est donc à 7h30 du matin que la SOFERIM a fait entrer un engin de 9 tonnes sur le site pour se livrer à un "débroussaillage" afin que les archéologues de l'Inrap (Institut National de Recherches Archéologiques Préventives) puisse effectuer des fouilles.

Contactée par un journaliste du Parisien, la SOFERIM plaide sa bonne foi estimant qu'on lui "cherche des poux dans la tête dès qu'on essaye de faire quelque chose". Hum hum... Petite devinette : Archéologie - fouilles - pelleteuse : cherchez l'intru ? Bon, là, vous êtes priés de ne pas rire.

Thomas Dufresnes, président du Collectif de Port-Mahon et de la Ferme de Montsouris, collectif qui lutte pour la sauvegarde du site et rassemble les opposants aux projets immobiliers de la SOFERIM a réagit à cette nouvelle exaction dans un communiqué de presse que vous retrouverez ci-après :

Depuis ce matin, la Soferim, à l'aide d'un Bobcat, dévaste les jardins de la Ferme de Montsouris (26, rue de la Tombe-Issoire), réduisant à l'état de bourbier toute l'ancienne cour de ferme.

Pourtant le sol de cette cours est protégé au titre des Monuments Historiques (décret du 4 janvier 1994).

Pourtant à quelques centimètres sous le sol se trouve l'aqueduc Gallo-Romain de Lutèce qui traverse toute la cour.

Pourtant la Soferim n'a aucun permis, ni de construire, ni de démolir, et aucune autorisation de travaux.

Aux dires de la Soferim, elle ne procéderait qu'à du débroussaillage ! Mais alors pourquoi faire appel à une entreprise de « Déconstruction » : la société Genier-Deforge ?


Plus d'info :
+ Le site du Collectif de Port Mahon : http://collectifportmahon@free.fr
+ Ecrire au Collectif : collectifportmahon@free.fr.
+ Thomas Dufresnes, président du Collectif de Port-Mahon et de la Ferme de Montsouris : 06 65 02 35 32.
+ Notre article sur la fête médiévale organisée par le Collectif le 19 novembre 2004.
...
+ Et le joli site de la SOFERIM : www.26-30tombeissoire.com


Pierre

Abattage d'arbre boulevard Arago : ça commence demain matin...

...Et à raison de 7 à 8 par jour, on devrait arriver à 144 d'ici à la mi-février. A terme, ce sont 280 marronniers - sur les 931 que compte le boulevard Arago - qui devraient être abattus (novembre 2005, janvier 2006).

Pourtant, pas de tramway à l'horizon, mais un vilain champignon parasite qui se nourrit de bois et transforme peu à peu l'intérieur de ces arbres (encore magnifiques) en poudre. De ce fait, ils sont fragilisés et menacent de s'effondrer au premier coup de vent comme au printemps 2003 où deux d'entre eux s'étaient abattus, non loin du collège Saint Exupéry, 89 boulevard Arago, peu avant la sortie des élèves.

Mais comment ces champignons sont-ils arrivés là ? D'après les services de la Ville, ce sont les automobilistes qui seraient responsables. En se garant, ils heurteraient les arbres avec leurs pare-chocs ce qui abimerait l'écorce et permettrait aux parasites de passer à l'attaque.

Tous les arbres abattus seront bien sûr remplacés. La Mairie souhaite planter des marronniers rouges d'une dizaine d'années (environ 8 mètres de hauteur). Cette opération reviendra à 2 000 € par arbre abattu... Soit le même coût qu'un de ces gracieux pots en bois qui apparaissent dans nos quartiers verts.

Il reste que les arbres de notre 14e arrondissement paient un lourd tribu à la modernité. Sur les Maréchaux, ce sont près de 300 platanes qui devraient également disparaître pour cause de tramway...

Juliette